Oh How I wish
How I wish you were...
Ya des jours comme ça, où on pense que ça va aller. Et puis l'accumulation de choses fait que ça va pas. C'est une envie pressante de voir des photos pour s'assurer qu'on n'a pas rêvé ces doux instants, envie gachée par un ordi récalcitrant.
C'est un bol cassé dans une valise. Un bol, c'est sans grande valeur. Et pourtant, quand c'est un cadeau, ça change tout. Je ne m'attendais même pas à être aussi triste, j'avais à peine eu le temps de m'y attacher. Je lui avais offert un bol breton avec son prénom quand il était venu chez moi cet été. Déjà, cette fois-là, il s'était cassé pendant le voyage... Comme ça, ça fait un partout. Je crois bien que je ne pourrai pas le jeter, ce bol, du moins pas jusqu'à que mes parents viennent chercher mon fatras et me disent que j'accumule trop de trucs.
C'est une photo trouvée sur facebook. D'une personne de ma famille, qui a un bébé et que je connais pas. Les histoires des grandes personnes, quand on a 12 ans, c'est incompréhensible, et pourtant déjà à cet age, ça fait très mal.
C'est un ordi qui refait des siennes, et coupe le son, comme ça (sauf qu'ici, Katerine n'est pas là pour dire qu'il remet le son)
C'est une dissert qu'on voudrait torcher, et à laquelle on n'arrive à ajouter que 20 lignes après une journée.
C'est un sentiment de vide, de bancalité. Ce sentiment, il n'y a ce soir que la musique de Pink Floyd qui puisse le retranscrire.
Et pourtant de quoi on se plaint hein ? Demain, ça ira mieux et je recommencerai à penser que j'ai beaucoup de chance. Puis à retomber dans l'excès inverse, et ainsi de suite.
Life is so weird. Oui, mais peut-être qu'il serait temps que j'arrête de lui trouver un sens, parce que c'est justement le propre de la vie de ne pas avoir de sens, et le propre de l'humain de chercher à tout prix à lui en donner un.
We're just two lost souls swimming in a fish bowl
Year after after
Running over the same old ground
What have you found ? Same old fears...
Wish You were here...